Historique

De Contact avec la Société des grands à L’Autre Avenue . . . la petite histoire d’un organisme œuvrant à la promotion d’une justice alternative.

Novembre 1980

Deux intervenants entendent parler d’un projet qui a cours à Montréal sous la supervision du Bureau de consultation jeunesse, organisme communautaire d’assistance et d’accompagnement. Ils décident d’aller de l’avant et élaborent un projet pilote nommé Contact avec la société des grands offert aux adolescents résidant dans la région métropolitaine de Québec. Ce projet, à l’instar de celui de Montréal, a pour but de promouvoir des mesures de prévention de la délinquance et de non-judiciarisation des adolescents ayant commis un délit, et ce, par la mise en place d’activités réparatrices. L’expérience du Bureau de consultation jeunesse ouvre une voie permettant la reconnaissance de la pertinence d’un modèle axé vers la déjudiciarisation des délits mineurs.

1982

Deux ans plus tard, le bilan positif du projet pilote conduit les responsables à faire les démarches d’incorporation donnant naissance à Travaux Communautaires Jeunesse (Région de Québec) Inc.  Dès septembre 1982, le programme, jusqu’ici réservé aux adolescents qui y consentaient par le biais d’une mesure volontaire, est ouvert aux ordonnances du Tribunal de la jeunesse.

Parallèlement, d’autres organismes situés dans différentes régions du Québec développent des programmes similaires à partir de 1981. En 1983, ils sont sept organismes à travailler dans cette même perspective.

Avril 1984

L’organisme se voit confier la responsabilité du programme de travaux compensatoires pour les mineurs. Il rend ses services disponibles au comté de Portneuf. La Loi sur les jeunes contrevenants entre en vigueur.  Elle s’inscrit dans la foulée des expériences de non-judiciarisation en présentant des dispositions innovatrices qui permettent de substituer, pour les infractions de faible gravité, des mesures de rechange à la procédure judiciaire officielle. Ce programme de mesures de rechange favorise dans un premier temps l’accréditation des organismes ayant déjà développé ce type de services, puis la mise en place d’autres organismes à la grandeur du Québec. À partir de ce moment, ils se désignent organismes orienteurs.

1986-1987

L’organisme étend ses services sur la Rive-Sud immédiate de Québec et dans le comté de Charlevoix.

1988

L’organisme envisage d’ajouter à ses services une toute nouvelle mesure, celle visant l’amélioration des aptitudes sociales des adolescents. Dès lors, plusieurs programmes ont vu le jour dans le cadre de cette mesure, portant maintenant l’appellation de Développement des habiletés sociales.

Novembre 1989

Moment charnière dans le développement des organismes orienteurs. C’est la naissance du Regroupement des organismes orienteurs du Québec qui, en 1996, deviendra le Regroupement des organismes de justice alternative du Québec (ROJAQ).

Les membres disposent depuis d’une structure qui n’a cessé d’évoluer et qui, plus que jamais, favorise la reconnaissance de leur mission auprès des différents partenaires. Le regroupement contribue activement au développement, à la consolidation et à l’évolution des pratiques de ses membres dans le système de justice pénale pour les mineurs et dans la communauté.

Septembre 1993

L’organisme choisit de modifier sa dénomination sociale afin de l’harmoniser à son évolution. Travaux Communautaires Jeunesse devient donc Action Communautaire Jeunesse.

1993-1994

Action Communautaire Jeunesse aide à la mise sur pied d’un organisme orienteur indépendant de celui de Québec dans la région de Chaudière-Appalaches. À partir de cette période, les services se limiteront à la région de la Capitale-Nationale.

1996-1997

Les victimes d’acte criminel commis par des mineurs sont au centre des préoccupations de l’équipe. Des projets de médiation entre les victimes et les jeunes contrevenants ont cours dans divers organismes de justice alternative de la province. En octobre, un projet pilote de médiation voit le jour au sein de notre organisme.  La médiation sera officiellement intégrée à nos services à l’automne 1998. Également, à l’automne 1997, un Point de service d’Action Communautaire Jeunesse est mis sur pied dans le comté de Portneuf.

1999

L’expertise en médiation commence à être reconnue. Des écoles sollicitent notre collaboration afin de les aider à résoudre des situations problématiques impliquant des élèves, tandis que des tables d’actions préventives jeunesse nous demandent d’offrir à leurs membres une formation en résolution de conflits. Ces expériences donnent le coup d’envoi au déploiement de projets de médiation dans la communauté.  En 2000 commence l’implantation de services de médiation en milieux scolaires.

2001

Cette année constitue une autre période charnière dans l’évolution d’Action Communautaire Jeunesse et de ses pairs.  Une entente provinciale entre les organismes de justice alternative et les centres jeunesse est signée. Cette entente vient clarifier le partage des responsabilités entre les deux organisations et favorise la place de la victime et de la réparation.

2001-2002

Cette période permet à Action Communautaire Jeunesse d’actualiser dans le comté de Portneuf un autre mandat jusque là inexploité: celui de la prévention. À partir de ce moment, l’équipe du Point de service participera à plusieurs projets de prévention.

Octobre 2002

Après 20 ans d’existence et d’évolution, une mise à jour des objets de charte et une nouvelle dénomination sociale viennent s’harmoniser à la mission de l’organisme. Action Communautaire Jeunesse devient L’Autre Avenue, organisme de justice alternative. Ce changement vient confirmer notre volonté de s’inscrire pleinement dans un mouvement de transformation sociale où la place des personnes concernées par un délit, un conflit ou un litige est reconnue et où le dialogue et la réparation des torts causés sont facilités par la mise en place de mécanismes alternatifs en résolution de conflits.

1er avril 2003

C’est l’entrée en vigueur de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.  Un partenariat est officiellement établi avec les policiers qui peuvent dorénavant référer directement des adolescents ayant commis des délits d’ordre mineur dans le cadre du programme de renvoi.

Mars 2005

Inauguration du projet de médiation citoyenne de la région : Le service de Médiation de quartier.

2006-2007

Début de l’implantation des programmes Passerelles et Des conflits bien gérés… Tout le monde y gagne!, deux programmes de gestion des conflits dans les milieux scolaires, préscolaires et milieux de garde.